Lors de la conférence organisée par Yves de Beauregard pour les cadres dirigeants du Réseau Oudinot et consacrée aux fusions-acquisitions, Christine Klamm (Repreneur d’exception) a présenté une approche précise et profondément humaine de la reprise d’entreprise. Pour elle, la réussite d’une opération repose d’abord sur la qualité de la préparation : instaurer la confiance avec le cédant, comprendre la culture existante et anticiper l’adhésion des équipes. Avant toute analyse technique, elle privilégie l’écoute, l’observation et une lecture fine des dynamiques internes.
Christine Klamm rappelle également que le marché de la transmission reste méconnu, alors qu’il exige méthode, discernement et compréhension des enjeux humains. Ce travail d’amont permet d’identifier les zones de fragilité, de sécuriser les rôles clés et d’aborder la transition avec lucidité.
Toute reprise se structure autour de trois dimensions :
- La dimension financière : indispensable pour évaluer la solidité et le potentiel ;
- La dimension juridique : qui encadre les engagements et fiabilise le montage ;
- La dimension humaine : déterminante pour la continuité.
Christine Klamm met aussi l’accent sur la négociation, qu’elle décrit comme une recherche d’équilibre plutôt qu’un rapport de force. Une négociation réussie suppose de clarifier les attentes, de sécuriser les points critiques et de préserver la relation pour construire un accord durable.
Elle illustre, enfin, ses propos à partir d’exemples d’entreprises très variées, tant par leur taille que par les enjeux financiers, montrant que chaque reprise exige une approche sur mesure.
En conclusion, reprendre une entreprise n’est jamais un simple exercice technique : c’est un travail d’orfèvre, où la confiance, la méthode et l’attention portée aux femmes et aux hommes font toute la différence.
Samya KEMACHE, Directrice des Ressources Humaines
(Illustration Freepik)

