Startups et grands groupes : quel état de la collaboration ?

Publié le : 17 décembre 2017

Publication du Baromètre French Tech, une "photographie" des relations entre startups et grands groupes en France

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Venant d’être publié, le Baromètre French Tech de la collaboration entre startups et grands groupes offre pour la première fois une "photographie" des relations entre startups et grands groupes en France, d’après les données inédites de 41 entreprises sur les 120 sollicitées. Il montre un marché qui gagne en maturité, deux mondes qui apprennent à s’apprivoiser, et révèle que l’open innovation pour les grands groupes, loin de n’être qu’un vecteur d’image, repose au contraire sur ce qui ne se voit pas, les rouages de l’organisation.

Projet de la Mission French Tech (nom pour désigner l’écosystème des startups françaises) du Ministère de l’Économie et des Finances, ce baromètre, mené en partenariat et co-piloté avec Bpifrance, le Groupe Caisse des Dépôts et la Direction Générale des Entreprises, et réalisé par l’agence d’innovation Five by Five, permet d’objectiver la situation de la coopération entre startups et grandes entreprises du SBF120.

Les 7 observations clés du Baromètre

1/ Des budgets pas encore à la hauteur des intentions : avec 0,1 % des budgets globaux en moyenne, bien que définie comme une priorité stratégique et portée par leurs plus hauts dirigeants (PDG) à 83 %. En termes de co-développement de produits, le nombre de PoC (Proof of Concept, pour Preuve de Concept) réalisés se situe entre 0 à 5, à plus de 50 %.

2/ Le cadrage du temps de la négociation, essentiel pour la réussite du partenariat. La durée moyenne de la période de négociation d’un partenariat de distribution est de 5,6 mois (plus de 6 pour 20 %). Le nombre médian de partenariats startups par grand groupe est de 6.

3/ Sans refonte du back office, pas d’open innovation durable : 75 % des entreprises déclarent adapter leurs processus pour les rendre plus startup-friendly. 

4/ L’innovation corporate ne peut être qu’un sport d’équipe : le département Innovation porte seul ces démarches dans moins de 5 % des cas, la contribution des départements digitaux et des BUs est forte.

5/ Les services financiers distingués pour leurs bonnes pratiques,  pour plus de 50 %.

6/ Le CVC et l’acquisition, en phase adolescente : seules 6 entreprises ont effectué au total 13 acquisitions de startups en 2016.

7/ L’industrialisation devient progressivement réalité : avec un taux de conversion moyen des PoC en produits commercialisés et/ou industrialisés de 37 % (allant de 14 % à 83 %).

Le rapport complet comprend quelques retours d’expérience avec des conseils spécifiques aux grands groupes et aux startups. 

Au final, travailler ensemble, c’est possible mais cela s’apprend malgré les différences de culture, d’objectifs et de modes de travail. Rien ne sert de déployer des efforts au sein des grandes entreprises sans créer d’abord le réceptacle adéquat et le système capable de faire grandir les partenariats avec des processus appropriés et une bonne dose de confiance réciproque.

 

Anne-Marie Berthier
Conseil en Stratégie, RSE et Alimentation durable

 

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